UN NOUVEAU COMPACT AU SENEGAL

Une décision américaine qui confirme les choix du Président Macky Sall

A peine le premier Compact bouclé et ses impacts mesurés, voilà que l’administration américaine vient de prendre­ une décision importante­: l’adoption d’un autre Compact pour le Sénégal dans le cadre du Millennium Challenge Corporation (Mcc).

C’est donc une bonne nouvelle pour les populations qui en seront les futurs bénéficiaires. Le président Macky Sall a été informé de la bonne nouvelle hier, tard dans la soirée, alors qu’il été en pleine réunion de la Cedeao à Abuja. Pour le Sénégal, Millennium Challenge Account (Mca) est un programme constitué d’un don du peuple américain. Il ne s’agit donc pas d’un prêt dont le paiement du principal et des intérêts viendraient alourdir le service de la dette. Le Millennium Challenge Corporation (Mcc) est un programme d’appui bilatéral instauré aux Etats Unis et se décline en dons du peuple américain aux pays éligibles. Il a été initié en 2002 sous le régime du président George Bush et a été opérationnel en 2004.

Critères de sélection sévères

Les critères sont sévères et sont au nombre de 17 sériés en trois grandes catégories­: les progrès dans la bonne gouvernance et la promotion de la justice, les investissements sociaux et le développement de l’économie et de la libre entreprise.

Le premier Compact arrivé à son terme récemment a porté sur des secteurs prioritaires comme les infrastructures et le social. Le Sénégal négociera avec la partie américaine les secteurs qui seront éligibles. Présentement l’énergie et la santé ont été deux secteurs importants non encore pris en compte. Il est vraisemblable que le Gouvernement, sur les instructions du Président Macky Sall, saura orienter ces ressources vers des secteurs en phase avec les priorités du Plan Sénégal Emergent (Pse).

L’éligibilité du Sénégal n’est point une surprise eu égard aux nombreux efforts réalisés dans les domaines de la lutte contre la corruption, la reddition des comptes, la bonne gouvernance, l’état et le niveau de démocratie interne, le volume des dépenses en santé et en éducation, la gestion des ressources naturelles, la promotion des libertés économiques, etc.

Source «­Le Soleil­» du 17 décembre 2015